La République démocratique du Congo continue de faire face à une flambée critique de l'épidémie de maladie à virus Ebola, touchant les provinces de l'Ituri, du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, du Bas-Uele et du Haut-Uele, de la Tshopo et du Sud-Ubangi.
Selon les données mises à jour par l'Institut national de santé publique, le cumul des cas confirmés atteint 7 200 personnes, pour un total de 3 475 décès, ce qui établit le taux de létalité global à 48,3 %. Par ailleurs, le pays dénombre 923 patients en isolement ou en hospitalisation, 1 712 guérisons enregistrées, ainsi qu'un taux de suivi des contacts évalué à 88,0 %.

L'Africa CDC a déclaré que le pic de la maladie a été atteint, suggérant une stabilisation potentielle de la courbe épidémique à l'échelle nationale. Cette annonce officielle tend à accréditer l'idée d'un ralentissement de la transmission virale dans les différentes zones sanitaires affectées.
Toutefois, sur le terrain, la réalité quotidienne contredit nettement cet optimisme. Loin d'une véritable décrue, le nombre des contaminations et des décès continue d'augmenter de manière constante.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) et divers autres organismes internationaux maintiennent un appui soutenu, déployant des ressources logistiques, médicales et humaines pour renforcer la surveillance épidémiologique et la prise en charge des malades.
En contraste avec cet engagement international, il faut noter l'indifférence affichée par le gouvernement congolais face à la gravité de la situation.

Les autorités de Kinshasa manifestent une indifférence désolante et préfèrent investir des millions de dollars dans des futilités et des combines politiques.
Cette défaillance est aggravée par les soupçons de détournements récurrents des fonds publics et internationaux dédiés à la riposte contre Ebola.
La population est abandonnée à son triste sort devant une situation sanitaire d'une extrême gravité, ayant en face d'elle des politiciens véreux assoiffés de pouvoir et d'enrichissement personnel.

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