
Indignité, déloyauté, opportunisme et inconstance, les maux qui rongent la classe politique congolaise de 1960 à ce jour
La RDC, malgré l'immensité de ses richesses, est aujourd'hui par terre, la risée du monde entier, à cause avant tout de la médiocrité et de l'inconscience de sa classe politique, majoritairement composée de faucons opportunistes sans conviction.
L'opinion publique congolaise a suivi, il y a quelques jours, une sortie médiatique de l'ancien gouverneur de la Banque centrale du Congo, Jean-Claude MASANGU MULONGO, qui a dirigé l'Institut des missions congolaises durant les années Kabila (père et fils).
Sa sortie médiatique, caractérisée par des mensonges, des contrevérités et de la flatterie à l'égard du régime Tshisekedi, a fait réagir plusieurs personnalités et internautes.
Jean-Claude MASANGU MULONGO est originaire du Katanga, dans le territoire de Malemba Nkulu, de la tribu des Balubakat, dont est également originaire l'ancien président Joseph Kabila Kabange. Il a dirigé la Banque centrale du Congo de 1997 à 2013, avant d'être remplacé par Déogracias MUTOMBO.
Dans ses dépositions flatteuses à l'égard du régime actuel et accablantes contre l'ancien président Joseph Kabila Kabange, il a affirmé que la BCC n'était pas indépendante à son époque, que Joseph Kabila Kabange interférait dans son fonctionnement et que c'est sous Félix Tshisekedi que la Banque centrale du Congo est devenue totalement indépendante. Quelle blague !
Jean-Claude MASANGU MULONGO a aussi prétendu avoir payé un billet d'avion à Moïse Katumbi pour son retour au pays en 2003, or Moïse Katumbi était déjà millionnaire à l'époque et disposait d'un jet privé.
Jean-Claude MASANGU MULONGO n'est pas un cas isolé. Après la rupture entre l'ancien président Joseph Kabila Kabange et son successeur Félix Tshisekedi dans le cadre de la coalition FCC-CACH, plusieurs acteurs politiques ayant travaillé avec Joseph Kabila Kabange pendant de nombreuses années se sont très vite transformés en Tshisekedistes.

Et pour justifier cette inconstance et cette transhumance, ils brandissent un slogan typiquement congolais : « la politique est dynamique ». Ainsi, plusieurs d'entre eux se sont retrouvés obligés de renier les réformes et les efforts de l'ancien président afin de se faire accepter dans le camp de Félix Tshisekedi.
Certains sont allés jusqu'à qualifier de Rwandais leur ancien patron Joseph Kabila, en affirmant que, pour être désigné ministre ou mandataire d'une entreprise publique, il fallait passer un test à Kigali, au Rwanda.
- Ngoy Kasangi
- Alain Atundu
- Christophe Mboso
- Bahati Lukwebo
- Jacques Kyabula
- Masangu Mulongo
- Dany Bana
- Léonard She Okitundu
- Lambert Mende
- Marie-Ange Lukiana
- Patrick Muyaya
- Fifi Masuka
- Adolphe Lumanu
- Évariste Boshab, et une multitude d'autres
Tout ce monde, qui a participé à la gouvernance de la RDC pendant 18 ans sous le leadership de l'ancien président Joseph Kabila Kabange, s'est transformé en chantre du nouveau régime depuis 2021.
“Ce comportement déplorable illustre combien l'homme politique congolais est resté opportuniste et sans dignité depuis 1960, car parmi ces acteurs politiques, il y en a qui ont cheminé avec l'ancien dictateur Joseph-Désiré MOBUTU avant de basculer dans le camp Kabila.”
“La RDC, malgré l'immensité de ses richesses, est aujourd'hui par terre, la risée du monde entier, à cause avant tout de la médiocrité et de l'inconscience de sa classe politique, majoritairement composée de faucons opportunistes sans conviction.”
Ces mêmes oiseaux qui chantent aujourd'hui pour Félix Tshisekedi quitteront très vite le navire, lorsque viendra la chute de ce dernier, qui semble se préciser, pour aller vers le nouveau roi. La plus grande désolation est que même la jeunesse intellectuelle congolaise a grandi sous cette malédiction et est en train de suivre leurs pas.
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