DarajaDaraja
L'ancien président Joseph Kabila à Goma

Joseph Kabila kabange : l'incontournable acteur pour l'instauration d'une paix et d'une stabilité durable en RDC

" La résolution des conflits et de l'instabilité congolaise ne peut se limiter à la force des armes ; elle exige de prendre en compte les griefs profonds de la population et de s'attaquer aux causes politiques et de gouvernance."

Par Lunda Mulongo Lem’s Pierre·Rédacteur·17 août 2026·5 min de lecture

Tandis que la République Démocratique du Congo (RDC) traverse l'une des périodes les plus complexes de son histoire contemporaine prise en étau entre l'enlisement sécuritaire dans sa partie orientale, les répercussions d'une gouvernance économique défaillante, l'alourdissement de la dette publique et une crise institutionnelle sans précédent , un nom s'impose avec une force inaltérable au cœur du débat public : Joseph Kabila Kabange.

Loin de l'effacement politique que certains officiels de Kinshasa ont cherché à lui imposer à travers une campagne de diabolisation et une persécution judiciaire inique, l'ancien président de la République demeure la boussole incontournable d'une nation en quête de repères. À l'heure où les fondements de la République tanguent sous les coups de boutoir d'un autoritarisme grandissant et d'une contestation populaire généralisée, le regard des Congolais se tourne inévitablement vers celui qui porta sur ses épaules la lourde tâche de réunifier le pays en 2003 et d'offrir, en 2018, la première alternance pacifique de l'histoire du pays.

Dès lors, l'examen objectif des dynamiques nationales amène à constater qu'aucun processus de paix authentique ne pourra réussir s'il fait l'économie d'une remise à plat globale. Le véritable dialogue en RDC doit impérativement être celui qui s'attaque sans complaisance aux causes profondes des crises et des instabilités répétitives que connaît le pays depuis son accession à l'indépendance en 1960. Face aux impasses actuelles, le positionnement de Joseph Kabila s'avère indispensable pour porter cette exigence de refondation et garantir la stabilité à long terme sur l'ensemble du territoire national.

L'Ascension au Pouvoir en 2001

L'histoire de la République Démocratique du Congo a basculé tragiquement le 16 janvier 2001 avec l'assassinat du président M'zee Laurent-Désiré Kabila. Le pays était alors enlisé dans une guerre d'agression et d'occupation dévastatrice, communément appelée la "deuxième guerre du Congo". ​Dans ce contexte de chaos total, marqué par la consternation et un vide institutionnel menaçant l'existence même de la nation, la classe politique et militaire fit le choix de la continuité patriotique. Joseph Kabila Kabange, alors jeune général âgé de 29 ans et chef d'état-major général des forces armées, fut désigné pour prendre les rênes du pays. Investi le 26 janvier 2001, il hérita d'un État totalement disloqué, exsangue et coupé en plusieurs morceaux.

L'ancien président Joseph Kabila kabange

À son avènement, Joseph Kabila trouva une RDC déchirée par des mouvements rebelles soutenus de l'extérieur, qui contrôlaient de vastes pans du territoire national. Le pays n'avait plus d'institutions légitimes, le tissu économique était anéanti et l'administration centrale était inexistante en dehors de quelques provinces. ​Parmi les principales forces rebelles de l'époque qui contrôlaient le territoire, on citait :

  • Le Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD), basé à Kisangani et dirigé tour à tour par des figures comme Ernest Wamba dia Wamba, Emile Ilunga et Adolphe Onusumba.
  • Le Mouvement de Libération du Congo (MLC), implanté dans le nord et le nord-ouest du pays, fondé et commandé par Jean-Pierre Bemba Gombo.
  • Le RCD-Kisangani/Mouvement de Libération (RCD-K/ML), dirigé par Mbusa Nyamwisi.

Face à ce déchirement de fait, le nouveau président fit le pari audacieux de la diplomatie et du dialogue inclusif.

La Réunification Nationale et le Modèle 1+4

Les 4 vice-présidents du système 1+4 en RDC

Plutôt que de miser exclusivement sur l'option militaire, Joseph Kabila engagea le pays dans les pourparlers intercongolais tenus à Sun City, en Afrique du Sud. Ces négociations débouchèrent sur l'Accord Global et Inclusif de Pretoria en décembre 2002.

Cet accord accoucha d'une formule politique inédite : le gouvernement de transition "1+4" (un Président et quatre Vice-Présidents issus de l'ancienne belligération et de l'opposition non armée). Cette architecture complexe mais salvatrice permit de réunifier le territoire national, d'amalgamer les différentes forces combattantes au sein d'une seule armée républicaine (les FARDC) et de ramener la paix civile après des années de massacres et de destructions.

L'Ancrage Démocratique : Élections et Institutions d'Appui

Fidèle à ses engagements de transition, Joseph Kabila pilota l'organisation, pour la première fois de l'histoire politique de la RDC, d'élections libres, pluralistes, démocratiques et transparentes en 2006. Porté par l'espoir de la reconstruction, il fut élu Président de la République au second tour.

Durant ses mandats, Joseph Kabila institutionnalisa la régularité du calendrier républicain en organisant trois cycles électoraux majeurs (2006, 2011 et 2018). Il dota également la République de structures garantes de l'équilibre démocratique, connues sous le nom d'Institutions d'Appui à la Démocratie, notamment :

  • La Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI).
  • Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel et de la Communication (CSAC).
  • La Commission Nationale des Droits de l'Homme (CNDH).
  • Le Conseil Économique et Social (CES).

L'Alternance Pacifique de 2018

L'ancien président Joseph Kabila et son prédécesseur Félix Tshisekedi lors de sa prestation de serment au mois de janvier 2019

En décembre 2018, malgré les pressions et la possibilité constitutionnelle d'étirer son mandat, Joseph Kabila posa un acte historique majeur : il refusa de modifier la Constitution pour s'accrocher au pouvoir et organisa l'élection présidentielle qui vit la victoire de Félix Tshisekedi, fils de l'opposant historique Étienne Tshisekedi (leader de l'UDPS).

L'ancien président Joseph Kabila lors d'une visite de courtoisie à son prédécesseur Félix Tshisekedi a la cité de l'OUA à Kinshasa

C'était la toute première transition pacifique du pouvoir au sommet de l'État dans l'histoire de la RDC.

Cependant, lors de l'avènement de Félix Tshisekedi, le paysage parlementaire consacra une réalité incontournable : la plateforme politique de Joseph Kabila, le Front Commun pour le Congo (FCC), disposait d'une écrasante majorité qualifiée dans les deux chambres du Parlement (Assemblée nationale et Sénat) ainsi que dans les assemblées provinciales. Un accord de gouvernance confidentiel avait d'ailleurs été scellé entre les deux hommes pour assurer la stabilité institutionnelle et la cohabitation.

Très rapidement, cet équilibre vola en éclats. Soutenu par certaines chancelleries occidentales désireuses de remodeler le paysage politique congolais, Félix Tshisekedi mit fin unilatéralement à la coalition FCC-CACH. S'ensuivit une vaste campagne de débauchage systématique des députés, sénateurs et ministres du camp de Joseph Kabila en violation flagrante de l'accord initial.

La vague de Persécutions Politiques

Pasteur Daniel ngoy mulunda nyanya, ancien président de la CENI : un prisonnier politique

Le pouvoir de Kinshasa s'employa par la suite à neutraliser méthodiquement l'opposition et les proches de l'ancien président par des méthodes musclées :

  • Arrestations et détentions arbitraires.
  • Exils forcés.
  • Enlèvements et harcèlements judiciaires.

Sur le plan sociopolitique, de nombreux observateurs pointent une fracture dangereuse de l'unité nationale sous le magistère de Félix Tshisekedi, caractérisée par :

  • Une gestion administrative et politique marquée par le favoritisme, népotisme.
  • Une stigmatisation et une persécution insidieuse des compatriotes originaires de l'Est du pays, en particulier les communautés swahiliphones et rwandophones congolaises, alimentant un climat de xénophobie institutionnalisée.

Joseph Kabila kabange Cible d'une Persécution Judiciaire

L'ancien président Joseph Kabila kabange à Goma

Dans sa stratégie de disqualification totale de son prédécesseur, le régime en place s'illustre par une implacable persécution judiciaire orchestrée au sommet de l'État. Joseph Kabila est la cible privilégiée d'un procès politique monté de toutes pièces, l'accusant fallacieusement et sans l'ombre d'un fondement probant d'être le leader de l'Alliance Fleuve Congo (AFC/M23). Au terme d'une procédure expéditive menée par la Haute Cour militaire de Kinshasa, il a été in absentia condamné à mort, une sentence inique qui met à nu la dérive autoritaire et la vassalisation de l'appareil judiciaire congolais.

Parallèlement, le parti politique de l'ancien président, le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), fait l'objet d'un acharnement administratif allant jusqu'à l'interdiction de fonctionnement prononcée par le ministère de l'Intérieur.

Plusieurs hauts cadres du parti croupissent aujourd'hui dans les geôles du régime ou sont contraints à la clandestinité, notamment :

  • Aubin Minaku, Vice-président du PPRD et ancien président de l'Assemblée nationale.
  • Emmanuel Ramazani Shadari, Secrétaire permanent du parti et ancien candidat présidentiel.
  • Dunia Kilanga.
  • Parole Kamizelo, et bien d'autres figures de premier plan.

Position de Joseph Kabila sur la Crise actuelle en RDC

L'ancien président Joseph Kabila kabange à Goma

​La détérioration sécuritaire dramatique que traverse l'Est de la RDC est aujourd'hui aggravée par l'attitude belliqueuse et les choix stratégiques hasardeux du régime de Kinshasa. Plutôt que de privilégier une solution globale, inclusive et diplomatique, le pouvoir en place s'enlise dans un faux narratif politique, utilisant systématiquement le Rwanda voisin comme un bouc émissaire commode pour masquer ses propres échecs militaires et sa gouvernance erratique.

C'est précisément au cœur de cette zone meurtrie que Joseph Kabila a mené d'importantes consultations à Goma et Bukavu. Allant à la rencontre de plusieurs couches de la population notables, acteurs de la société civile, mouvements citoyens, autorités traditionnelles et représentants des communautés locales , l'ancien chef de l'État a pris le pouls des souffrances quotidiennes de ses compatriotes et tissé les bases d'un consensus de résistance contre l'arbitraire et la faillite sécuritaire. Ces échanges profonds dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu ont permis de consolider son ancrage populaire et de porter la voix des opprimés par les institutions centrales.

sur l'échiquier national, l'autre branche de l'opposition politique s'est structurée à travers la Coalition Article 64 (C64). Portée par des figures de premier plan telles que Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Delly Sesanga, Augustin Matata Ponyo et Jean-Marc Kabund, cette plateforme s'est érigée en front commun pour faire barrage à tout projet de modification ou de changement de la Constitution.

Le Présidium de la coalition C64 lors d'une conférence de presse à Kinshasa

Pour maintenir la pression sur le régime de Félix Tshisekedi, la C64 a tenté d'organiser diverses actions de mobilisation citoyenne et a brandi la menace de manifestations d'envergure. Cependant, cet élan contestataire a été brusquement freiné et a suscité de vives interrogations au sein de la population. D'une part, les multiples reports successifs de leurs marches pacifiques ont fini par décourager les militants et installer le doute quant à leur détermination réelle. D'autre part, le voyage de certains cadres de la coalition au Burundi auprès d'Évariste Ndayishimiye reconnu publiquement comme un proche ami et allié indéfectible de Félix Tshisekedi a été perçu comme un signal ambigu, voire une contradiction stratégique majeure.

Cette séquence diplomatique mal maîtrisée et les atermoiements organisationnels ont lourdement entamé la dynamique du mouvement, faisant perdre à la C64 une part significative de sa crédibilité aux yeux de l'opinion publique congolaise, qui attendait une opposition résolument intraitable face au pouvoir en place.

Le Discours Historique du 23 Mai 2025

Mai 2025, adresse à la nation de l'ancien président Joseph Kabila

Face à l'aggravation multidimensionnelle de la crise congolaise, l'ancien président Joseph Kabila a rompu un long silence le 23 mai 2025 à travers une allocution mémorable intervenue au lendemain de la décision controversée de levée de son immunité parlementaire par le Sénat.

Dans cette intervention historique, il a présenté au peuple congolais un « pacte citoyen » en 12 points articulé autour de la refondation de l'État, du diagnostic implacable de la faillite de la gouvernance actuelle et des axes majeurs de sortie de crise :

  1. Mettre fin à la tyrannie et aux dérives dictatoriales de la gouvernance en place.
  2. Arrêter la guerre qui martyrise l'Est du pays.
  3. Rétablir l'autorité de l'État sur l'ensemble du territoire national.
  4. Restaurer la démocratie, en revenant strictement aux fondamentaux d'un véritable État de droit.
  5. Rétablir les libertés fondamentales garanties par la Constitution.
  6. Réconcilier les Congolais pour reconstruire durablement la cohésion nationale.
  7. Relancer le développement économique à travers une gestion financière et administrative rigoureuse, orthodoxe, et une répartition équitable des ressources nationales.
  8. Instaurer un dialogue sincère et permanent avec les pays voisins pour consolider la paix régionale.
  9. Réhabiliter la crédibilité de la RDC auprès des partenaires régionaux, continentaux et internationaux.
  10. Neutraliser et rapatrier tous les groupes armés étrangers dans leurs pays d'origine.
  11. Mettre un terme définitif à l'utilisation des mercenaires.
  12. Ordonner le retrait sans délai de toutes les troupes étrangères du territoire congolais.

L'Incontournable et Indispensable Rôle de Joseph Kabila pour le Vrai Dialogue et la Paix en RDC

​À l'heure où la République Démocratique du Congo tangue dangereusement au bord de l'implosion, la réalité politique impose une évidence : le rôle de Joseph Kabila est absolument incontournable et indispensable pour espérer bâtir un véritable dialogue national et rétablir durablement la paix et la démocratie. ​Toutes les tentatives d'exclusion ou de marginalisation orchestrées par un pouvoir en mal de légitimité se sont soldées par des échecs cuisants, aggravant un peu plus les fractures nationales.

  • Une expertise éprouvée de la concorde : Ayant piloté avec succès la réunification du pays à travers l'Accord de Sun City et le format « 1+4 », Joseph Kabila demeure le seul dirigeant de l'histoire moderne congolaise à avoir concrètement démonté les machines de guerre pour fédérer les belligérants autour d'une table.
  • Le garant d'une transition réussie : Son acte historique d'alternance pacifique en 2018 prouve son sens élevé de l'État et sa capacité à placer l'intérêt supérieur de la nation au-dessus des ambitions personnelles.
  • Une boussole pour l'opposition et les forces vives : Ignorer ou persécuter l'architecte de la paix de 2003 revient à nier la réalité sociopolitique du pays. Aucun processus de paix authentique, aucune réconciliation nationale sincère ni aucun retour à un État de droit crédible ne sauraient se concevoir sans l'implication pleine et entière de Joseph Kabila, dont l'autorité morale demeure le ciment indispensable de l'unité congolaise.

Les 7 Conditions Préalables du Camp Joseph Kabila pour un vrai Dialogue Inclusif

Pour que la classe politique et les forces vives s'engagent dans un processus de discussion sincère et constructif, la coalition Sauvons la RDC de l'ancien président exige la satisfaction préalable des 7 conditions suivantes :

  1. La libération immédiate et sans condition de tous les prisonniers politiques et d'opinion incarcérés arbitrairement.
  2. L'arrêt des poursuites judiciaires fantaisistes et à relents politiques engagées contre les opposants et les cadres du PPRD et du FCC.
  3. Le retour sécurisé et digne de tous les exilés politiques, à commencer par le président honoraire Joseph Kabila Kabange lui-même.
  4. La levée de l'interdiction de fonctionnement infligée au PPRD et aux autres formations politiques muselées.
  5. L'abandon définitif du projet de changement de la Constitution, perçu comme une menace existentielle pour la paix sociale et la concorde nationale.
  6. La pacification préalable des zones de l'Est du pays et la révision de la gestion militaire chaotique actuelle.
  7. L'implication d'un médiateur international neutre et d'une facilitation indépendante pour garantir l'application stricte des résolutions qui sortiront des assises.
Malgré les tentatives répétées de diabolisation, de persécution judiciaire et d'effacement mémoriel orchestrées par le pouvoir en place, Joseph Kabila Kabange demeure extrêmement populaire à travers la RDC, et tout particulièrement dans les provinces swahiliphones de l'Est et du Sud du pays, qui voient en lui le rempart contre l'arbitraire et les dérives de la gouvernance actuelle. ​L'histoire récente démontre avec éclat qu'aucun processus de paix durable, qu'aucun assainissement des finances publiques, qu'aucun redressement face au poids de la dette, qu'aucune réconciliation nationale authentique et qu'aucune stabilité institutionnelle ne peuvent s'enraciner en République Démocratique du Congo en marginalisant l'architecte de la transition de 2003 et de la première alternance pacifique de 2018. Acteur totalement incontournable et indispensable, Joseph Kabila reste la boussole morale et politique vers laquelle le peuple congolais se tourne pour espérer retrouver la paix, l'unité et la dignité.
Lunda mulungo lem's-pierre, de la rédaction de daraja-media
La résolution des conflits et de l'instabilité congolaise ne peut se limiter à la force des armes ; elle exige de prendre en compte les griefs profonds de la population et de s'attaquer aux causes politiques et de gouvernance.
Joseph Kabila kabange
Sujets

Commentaires

Réagissez librement — aucun compte n'est nécessaire.

Les commentaires sont relus avant publication. Les propos haineux, diffamatoires ou hors sujet ne sont pas publiés.

Personne n'a encore réagi. Lancez la discussion.

← Retour à l'accueil