DarajaDaraja

Julien Paluku, le perroquet chanteur à la gloire des rois

C'est malheureusement le mal de la classe politique congolaise, composée majoritairement d'opportunistes qui n'ont que leur ventre pour conviction, qui vivent des flatteries envers le mieux-offrant et de la manipulation d'un peuple affamé et affaibli par l'extrême pauvreté.

Par Lunda Mulongo Lem’s Pierre·Rédacteur·12 octobre 2026·5 min de lecture

Julien Paluku Kahongya a dirigé la province du Nord-Kivu de 2007 à 2018 sous le règne de l'ancien président Joseph Kabila Kabange. Il était l'un des ténors de la mouvance présidentielle, la MP, devenue par la suite le FCC.

En 2019, après l'alternance pacifique à la tête de la RDC, Julien Paluku Kahongya s'est retrouvé au ministère de l'Industrie pour le compte du FCC de l'ancien président Joseph Kabila Kabange. Après la rupture entre l'ancien président Joseph Kabila et son successeur Félix Tshisekedi, Julien Paluku fut l'un des premiers à quitter le navire de l'ancien président, où il avait été abrité pendant plusieurs années, pour rejoindre la nouvelle plateforme politique Union sacrée de la nation, créée par Félix Tshisekedi.

Selon plusieurs témoignages, Julien Paluku Kahongya a, durant son règne à la tête du Nord-Kivu, noué des liens confidentiels avec les anciens génocidaires rwandais des FDLR. Selon les témoignages d'anciens combattants maï-maï repentis, il a aussi entretenu et sponsorisé lui-même deux groupes armés qui l'ont aidé à sécuriser l'exploitation illicite de l'or et du cacao dans le Nord-Kivu.

Julien Paluku Kahongya est aujourd'hui devenu l'un des critiques les plus vigilants de l'ancien président Joseph Kabila.

Devenu plus tshisekediste que ceux qui ont milité avec Félix Tshisekedi dans son opposition à l'UDPS, il est allé jusqu'à se repentir d'avoir travaillé avec Joseph Kabila Kabange pendant plusieurs années, dans le simple but de flatter l'actuel président Félix Tshisekedi, de garder son poste ministériel, mais surtout de se garantir une couverture politique face aux dossiers sales qui remplissent son placard.

À chaque sortie médiatique de l'ancien président Joseph Kabila, Julien Paluku Kahongya est l'un des premiers à réagir, avec critiques, mensonges, contre-vérités et diffamation. C'est un perroquet qui maîtrise l'art de la flatterie et qui sait que l'actuel président Félix Tshisekedi y est très sensible, tandis qu'une grande partie de l'opinion publique congolaise admire les flatteurs et les manipulateurs.

Grâce à l'intelligence artificielle, il vient de publier, ce 11 octobre 2026, une tribune en réaction à l'adresse à la nation de l'ancien président Joseph Kabila du vendredi 9 octobre 2026, intitulée « L'aveu de Goma : le grand masque enfin tombé ».

Dans ce document, Julien Paluku, fidèle à sa duplicité, multiplie mensonges et contre-vérités sur l'ancien raïs, ainsi qu'une pluie d'éloges et de flatteries à l'égard de Félix Tshisekedi.

Il accuse Joseph Kabila d'avoir trahi la nation et d'être derrière les groupes armés depuis plusieurs années, alors que c'est Joseph Kabila qui a œuvré en faveur de la réunification et de la pacification du pays : il a mis en place une armée moderne et combattu les groupes armés illégaux, aujourd'hui équipés et sponsorisés par son actuel patron, Félix Tshisekedi.

De 2007 à 2018, Monsieur Julien Paluku n'a pas eu le courage de démissionner de ses fonctions pour dénoncer le soi-disant soutien de l'ancien président aux groupes armés, ni une ingérence du Rwanda dans la gouvernance de la RDC, comme il l'affirme aujourd'hui.

Au contraire, il était l'un des chantres des œuvres et réalisations de Joseph Kabila en faveur de la paix, de la consolidation de la démocratie et du développement de la RDC.

“C'est malheureusement le mal de la classe politique congolaise, composée majoritairement d'opportunistes qui n'ont que leur ventre pour conviction, qui vivent des flatteries envers le mieux-offrant et de la manipulation d'un peuple affamé et affaibli par l'extrême pauvreté.”
— Daraja-Média/Lem's Lunda Mulongo
Sujets

Commentaires

Réagissez librement — aucun compte n'est nécessaire.

Les commentaires sont relus avant publication. Les propos haineux, diffamatoires ou hors sujet ne sont pas publiés.

Personne n'a encore réagi. Lancez la discussion.

← Retour à l'accueil