
Le diagnostic et l'avertissement du Dr Joseph Kabila
L'ancien président Joseph Kabila Kabange a de nouveau brossé un tableau très sombre de la situation en République démocratique du Congo, un pays devenu aujourd'hui la risée du monde entier à cause d'un cartel irresponsable qui est actuellement à sa tête. Il a appelé tous les Congolais à une mobilisation générale afin de mettre fin à cette mafia qui a pris en otage plus de 100 millions de Congolais.
Le vendredi 9 octobre 2026, le soleil s'est presque arrêté en République démocratique du Congo à l'annonce du discours de l'ancien président Joseph Kabila Kabange, celui qui a dirigé la RDC pendant 18 ans avant de transmettre le pouvoir de façon pacifique à Félix Tshisekedi en janvier 2019.
Sa parole est rare et, lorsqu'il s'exprime, c'est toute la RDC qui est à l'écoute, du président de la République au jeune changeur de monnaie de Matete à Kinshasa, y compris les pêcheurs de poisson de Malemba Nkulu.
Comme lors de son discours de mai 2025, l'ancien président Joseph Kabila Kabange a axé son propos sur les questions liées à la vie et à la survie de la nation congolaise. Il n'a versé ni dans l'insulte, ni dans la menace, ni dans les débordements.
Son discours a été un diagnostic juste de la situation de la RDC en 2026, ce pays qu'il avait trouvé divisé et déchiré en 2001, et qu'il a réussi à réunifier et à pacifier, mais aussi à doter d'institutions démocratiques ainsi que d'un cadre macroéconomique stable et compétitif.

Les points essentiels de son discours
1️⃣ La RDC est, selon lui, en danger d'implosion
Joseph Kabila estime que le pays traverse une crise profonde, qui menace son unité nationale, sa stabilité et son existence en tant qu'État. Il considère que la situation s'est considérablement détériorée depuis l'alternance politique de janvier 2019.
2️⃣ Une accusation de dérive autoritaire du pouvoir
L'ancien président accuse Félix Tshisekedi de gouverner selon sa volonté personnelle plutôt que dans le respect de la Constitution. Il dénonce ce qu'il qualifie de tyrannie, ainsi que le tribalisme, le népotisme, les discriminations et l'instrumentalisation des institutions à des fins politiques.
3️⃣ La stratégie militaire dans l'Est est vivement critiquée
Joseph Kabila reproche au pouvoir de poursuivre une guerre qu'il estime impossible à gagner. Il met en cause l'absence de progrès suffisants dans les négociations, le non-respect du cessez-le-feu de Doha et la collaboration présumée avec plusieurs groupes armés, dont les FDLR et les Wazalendo.
4️⃣ Le dialogue national inclusif est présenté comme indispensable
Il accuse le pouvoir de rejeter les initiatives de dialogue proposées par différentes organisations régionales et internationales, ainsi que celle portée par la CENCO et l'ECC. Selon lui, le refus du dialogue empêche la recherche d'une solution politique durable à la crise congolaise.
5️⃣ Des violations des droits humains dénoncées
L'ancien chef de l'État évoque des arrestations arbitraires, des détentions de militaires et de responsables de l'opposition, ainsi que des atteintes aux libertés des journalistes, des activistes et des citoyens. Il dénonce également des assassinats et des massacres qui, selon lui, ne donnent pas lieu à des poursuites judiciaires suffisantes.
6️⃣ La corruption, la dette et les contrats miniers au cœur des critiques
Joseph Kabila dénonce les détournements de fonds publics, les contrats qu'il juge désavantageux et l'explosion de la dette publique. Il évoque un endettement dépassant, selon son discours, 18 milliards de dollars et estime que la gestion des minerais stratégiques menace la souveraineté nationale et l'avenir des générations futures.
7️⃣ Une opposition ferme à tout changement de la Constitution
Il accuse le camp présidentiel de vouloir modifier la Constitution et de remettre en cause le pacte républicain issu du dialogue de Sun City. Il cite notamment les travaux parlementaires sur une proposition de loi relative au référendum et les campagnes favorables au changement constitutionnel.
8️⃣ Il estime que le pouvoir actuel a perdu sa légitimité politique
Joseph Kabila accuse le président et son entourage de privilégier la conservation du pouvoir plutôt que l'intérêt général. Il critique également les institutions et les responsables politiques qu'il juge trop complaisants envers le chef de l'État, au détriment de leur rôle constitutionnel.
9️⃣ Il met en garde contre une confiance excessive dans l'accord minier avec les États-Unis
L'ancien président estime que l'accord sur les minerais critiques conclu avec Washington ne garantit pas au pouvoir congolais un soutien politique inconditionnel. Il rappelle, dans son argumentation, que les accords entre États engagent les États au-delà des régimes politiques qui les dirigent.
🔟 Un appel à la mobilisation et une annonce politique à venir
Joseph Kabila appelle les Congolais à prendre leur destin en main face à ce qu'il décrit comme une urgence nationale. Il annonce qu'il précisera, dans les heures, les jours ou les semaines à venir, sa vision des actions à entreprendre pour sauver la République démocratique du Congo.
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