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Est de la RDC : Les FARDC posent des mines antipersonnel ciblant les civils innocents

Cette stratégie terroriste est un choix délibéré de la part des FARDC de faire plus de victimes parmi les civils afin de compenser leurs déboires sur le champ de bataille.

Par Lunda Mulongo Lem’s Pierre·Rédacteur·14 septembre 2026·5 min de lecture

La République démocratique du Congo (RDC) a officiellement enregistré 3 198 victimes de mines antipersonnel et de restes explosifs entre 2002 et 2025.

Plus de 10 000 autres victimes ne sont pas comptabilisées en raison d'un manque de financement et de difficultés d'accès sur le terrain.

L'immense majorité des personnes touchées sont des civils, notamment dans l'est du pays (comme au Nord-Kivu) où persistent les conflits armés.

Une méthode terroriste adoptée par les FARDC et leurs alliés

Depuis 2021, avec la résurgence du conflit à l'Est entre l'AFC/M23 et l'armée congolaise (FARDC) en coalition avec les forces burundaises, les FDLR, les mercenaires blancs et les Wazalendo, les FARDC et leurs alliés ont opté pour l'utilisation de mines antipersonnel dans les exploitations agricoles et à proximité des villages, ciblant directement les civils innocents.

Plusieurs dizaines de victimes sont à signaler, dont le dernier cas en date s'est produit le samedi 12 septembre 2026 dans le groupement de Jomba, localité de Gikoro, village de Rugunga, dans le territoire de Rutshuru.

Un engin explosif piégé par les FARDC a fait 7 morts, 3 blessés graves et une personne légèrement blessée.

L’enfant qui a découvert l’obus explosif dans un champ a inconsciemment commencé à manipuler l’engin jusqu’à ce que l’explosion s’ensuive. Les victimes ont été rapidement évacuées et transférées à l’Hôpital général de référence de Rutshuru pour y recevoir les soins médicaux appropriés, selon un communiqué de l'AFC/M23.

L'opinion se demande pourquoi une armée qui se dit républicaine peut se permettre de recourir à des méthodes abjectes et terroristes en visant les civils innocents.

​Il faut aussi souligner qu'au-delà des mines antipersonnel, les populations civiles du Kivu sont régulièrement la cible de bombardements aveugles de la part de cette même armée (FARDC) et de ses alliés.

Tout est clair : le régime de Kinshasa mène une guerre non pas contre une quelconque agression rwandaise telle que défendue par leur narratif, mais il s'agit plutôt d'une campagne idéologique d'extermination des populations swahiliphones et tutsises congolaises à l'Est de la RDC.

La population est appelée à ne jamais manipuler, déplacer ou tenter de neutraliser un objet suspect ou un engin explosif découvert dans un champ, une habitation ou sur la voie publique. Une telle découverte doit être immédiatement signalée aux autorités compétentes afin de prévenir tout nouveau drame.

Cette stratégie terroriste est un choix délibéré de la part des FARDC de faire plus de victimes parmi les civils afin de compenser leurs déboires sur le champ de bataille.
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