
Les otages du régime de Félix Tshisekedi
Répression sous fausse bannière : La RDC de Félix Tshisekedi face au spectre des cachots secrets et des disparitions forcées
Arrivé au pouvoir en 2018 à l'issue de décennies de lutte acharnée menée par l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) un parti historique qui avait vigoureusement qualifié de dictatoriales les administrations précédentes de Mobutu Sese Seko, Laurent-Désiré Kabila et Joseph Kabila après avoir enduré plus de 38 ans d'opposition , le président Félix Tshisekedi avait solennellement promis de rompre avec les sombres heures de l'arbitraire. En tête de ses engagements figurait la sanctuarisation des droits humains, l'instauration d'un véritable État de droit et la fermeture définitive des cachots secrets.

Pourtant, des années plus tard, le contraste entre les promesses de libération et la réalité politique est saisissant. Le régime actuel a considérablement durci sa mainmise, intensifiant une vague de répression ciblée. Au-delà des figures politiques de premier plan, les geôles du pays se remplissent tragiquement de citoyens ordinaires : les prisons et les bagnes clandestins regorgent ainsi de ressortissants issus de tout l'espace géographique swahiliphone notamment du Katanga, du Maniema, du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l'ancienne Province Orientale , ainsi que de Congolais rwandophones. Tous sont amalgamés et ciblés sur la base de soupçons fallacieux, arbitrairement accusés de connivence avec la coalition rebelle de l'Alliance Fleuve Congo (AFC) et du M23.
Sous prétexte de traquer ces complicités un narratif politique culminant dans un procès expéditif mené devant la Haute Cour militaire à Kinshasa contre l'ancien président Joseph Kabila (condamné à mort par contumace en dépit d'une accusation n'ayant pu être formellement étayée par des preuves irréfutables) , Kinshasa multiplie les arrestations extrajudiciaires. Menées par les services de renseignements et la Garde Républicaine, ces rafles frappent aveuglément les proches de l'ancien chef de l'État, les voix discordantes et la société civile.

En marge de la légalité républicaine, ces détenus sont séquestrés dans des bagnes clandestins où ils subissent des actes de torture abjects, privés de tout droit de visite et d'accès à leurs avocats. Réduits au statut de véritables otages politiques, ils croupissent loin des regards, sans jamais être présentés à leurs juges naturels.
Face à cette descente aux enfers des libertés fondamentales au cœur de l'Afrique, l'inertie de la communauté internationale interroge autant qu'elle consterne. Le silence assourdissant du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, de l'Union Africaine (UA) et des diverses organisations régionales, murés dans une bienveillante neutralité diplomatique, offre de fait un blanc-seing à la pérennisation de ces violations massives des droits humains.
Cette politique de terreur et d'arbitraire s'illustre à travers une longue liste de cas emblématiques qui témoignent de l'ampleur des dérives liberticides en cours :
Aubin minaku et emmanuel Ramazani shadari

Respectivement ancien président de l’Assemblée nationale et candidat malheureux du FCC à l’élection présidentielle de 2018, tous deux membres du PPRD de Joseph Kabila, ils ont enduré plus de 200 jours de détention dans un lieu secret et sans droit de visite, avant d'être finalement transférés à l’Auditorat militaire général le vendredi 7 août 2026.
Dunia kilanga nyembo

Secrétaire national en charge de la mobilisation et de la propagande du PPRD et directeur de l’École du parti, il a été arbitrairement arrêté puis transféré dans la nuit du 13 avril, sans qu'aucune explication officielle ne soit fournie à ce jour.
Pasteur Daniel ngoy mulunda nyanya

Ancien président de la Commission électoral nationale indépendante (Céni), réfugié en Zambie où il avait été arrêté le 18 décembre 2024 avant d'être livré aux services de renseignements congolais. Il est détenu au secret depuis lors, et ce malgré la fragilité manifeste de son état de santé au moment de son arrestation en terre zambienne.
Stéphane shisso

Caméraman et membre de l'équipe de communication de l'opposant Moïse Katumbi, il a été enlevé chez lui à Lubumbashi le 19 décembre 2025. D'abord détenu au secret dans le camp militaire de Kimbembe sous le contrôle de la garde républicaine, il a récemment été transféré à Kinshasa, tandis que les motifs exacts de son arrestation demeurent totalement inconnus.
“Cette liste d'arrestations ciblées est loin d'être exhaustive et ne constitue qu'un aperçu d'une répression beaucoup plus vaste. Comme souligné précédemment, plusieurs dizaines de Congolais rwandophones sont incarcérés dans les prisons de Kinshasa (notamment à Ndolo et Makala), arrêtés arbitrairement en raison de leur faciès et maintenus en détention durant de longs mois sans le moindre procès. À cela s'ajoutent de nombreux autres citoyens originaires de l'espace swahiliphone, systématiquement amalgamés et qualifiés d'ennemis hostiles par le pouvoir en place.”
Face à cette descente aux enfers des libertés fondamentales au cœur de l'Afrique, l'inertie de la communauté internationale interroge autant qu'elle consterne. Le silence assourdissant du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, de l'Union Africaine (UA) et des diverses organisations régionales, murés dans une bienveillante neutralité diplomatique, offre de fait un blanc-seing à la pérennisation de ces violations massives des droits humains.
Face à cette descente aux enfers des libertés fondamentales au cœur de l'Afrique, l'inertie de la communauté internationale interroge autant qu'elle consterne. Le silence assourdissant du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, de l'Union Africaine (UA) et des diverses organisations régionales, murés dans une bienveillante neutralité diplomatique, offre de fait un blanc-seing à la pérennisation de ces violations massives des droits humains.
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