
Respect de l'Accord de Washington par la RDC : là où Félix Tshisekedi a encore menti
Tant que les FDLR resteront en RDC, protégées et soutenues par le régime de Kinshasa, le Rwanda se réservera le droit de se défendre contre tout acteur et tout État qui œuvrera en faveur de la déstabilisation de ce pays qui a connu un douloureux génocide.
Lors de son adresse à la nation ce jeudi 27 août 2026, dans un long discours consacré à la convocation du dialogue national en République démocratique du Congo, le président Tshisekedi a affirmé l'attachement de la RDC au processus de Washington, qui avait consacré la signature d'un accord de paix entre la RDC et le Rwanda.
Dans cet accord, la RDC s'est engagée à mener des actions ciblées et limitées dans le temps pour neutraliser les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).

Cette condition a été présentée dans l'accord comme un préalable à la levée des mesures de défense du Rwanda à l'Est de la RDC, les FDLR étant considérées comme une menace permanente pour la sécurité du Rwanda et la stabilité de ses institutions démocratiques.
Il faut souligner que plusieurs rapports d'experts des Nations unies ont établi une collaboration étroite entre les FARDC et les FDLR, et d'autres font état de leur intégration dans l'armée congolaise.
Le début de la mascarade
Le 29 mars 2026, au camp Général-Bauma à Kisangani, a eu lieu la cérémonie de traque des FDLR sous la direction du général Jacques Ychaligonza. Trois bataillons y ont été préparés pour cette mission afin d'obtenir le désarmement volontaire ou forcé des combattants FDLR et leur cantonnement à Kisangani avant leur rapatriement au Rwanda.
Jusqu'à ce jour, la suite de cette opération lancée en grande pompe demeure inconnue.

Par contre, les rapports sur le terrain font état de l'intensification de la coopération entre ces anciens génocidaires rwandais et l'armée congolaise, avec cette fois-ci l'implication du Burundi, allié de Kinshasa dans le conflit qui l'oppose à la rébellion congolaise de l'AFC/M23.

Les FDLR reçoivent financement, équipements militaires et autres appuis de la part du gouvernement congolais, et plusieurs acteurs politiques rwandais liés à ce mouvement génocidaire sont reçus avec honneur à Kinshasa.
Comme pour persister dans sa ruse, son hypocrisie et sa tentative d'endormir une partie de la communauté internationale, le gouvernement de la République démocratique du Congo a présenté, fin juillet 2026, un protocole d'accord conclu avec les FDLR prévoyant leur démilitarisation, leur démobilisation et leur cantonnement.

Le protocole, présenté par le ministre de l'Intégration régionale, Floribert Anzuluni, a été exhibé par Kinshasa comme ayant été validé par les responsables politiques (Victor Biringiro) et militaires (général Oméga) de la branche FOCA des FDLR.

Les autorités rwandaises ont très vite dénoncé la supercherie de la part de Kinshasa, qui a élaboré un plan factice pour distraire l'opinion internationale. Kigali a fustigé le manque de volonté de Kinshasa d'œuvrer en faveur d'une résolution définitive de la crise.
Lors de la conférence de presse qu'il a tenue le 24 août 2026 à Kigali, le président rwandais Paul Kagame a qualifié de superficielles les initiatives de désarmement des FDLR annoncées par Kinshasa et a appelé à traiter les causes profondes du conflit dans l'est de la République démocratique du Congo.

Le président Paul Kagame a souligné que le problème du Rwanda dans le contexte de la crise sécuritaire régionale réside dans les FDLR, responsables du génocide.
“Aussi, tant que la question des FDLR ne sera pas résolue, le Rwanda prendra toutes les dispositions nécessaires pour assurer la sécurité et l'intégrité de son territoire.”
Aujourd'hui, il est évident que Kinshasa est déterminé à travailler avec les FDLR dans une logique de coopération durable afin de les renforcer et d'obtenir la déstabilisation des institutions rwandaises.
Tant que les FDLR resteront en RDC, protégées et soutenues par le régime de Kinshasa, le Rwanda se réservera le droit de se défendre contre tout acteur et tout État qui œuvrera en faveur de la déstabilisation de ce pays qui a connu un douloureux génocide.
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