
Accord de Washington : la dangereuse et inquiétante partialité du médiateur
Les sanctions contre le Rwanda ne sont pas, en réalité, le fruit d'une culpabilité réelle, mais plutôt d'un complot et d'une manigance issus d'une campagne de corruption menée par le régime Tshisekedi à Kinshasa.
Lorsqu'on prétend réconcilier deux frères en conflit, l'impartialité est obligatoire, mais il est aussi important de ne pas être manipulable.
“Conclu le 27 juin 2025 à Washington, l'accord a été officiellement signé le 4 décembre 2025 par les présidents Félix Tshisekedi (RDC) et Paul Kagame (Rwanda), en présence de Donald Trump.”

Cet accord conditionne avant tout la fin du soutien du régime de Kinshasa aux FDLR et leur neutralisation, puis la suspension des mesures défensives du Rwanda à l'est de la RDC, mises en place à la suite des menaces du président congolais Félix Tshisekedi. Lors de la campagne électorale de 2023, celui-ci avait menacé de bombarder le Rwanda par drones et de renverser les institutions démocratiques de ce pays.
Après la signature de l'accord, Félix Tshisekedi, dans sa ruse, s'est assuré de le saboter en faisant miroiter à l'administration Trump un accord sur les ressources minières critiques, principalement au Katanga, dont les gisements appartiendraient apparemment déjà aux Chinois.
“Le but de Félix Tshisekedi n'était pas de promouvoir un partenariat économique réel en faveur du peuple congolais, mais plutôt de créer un outil de chantage, de manipulation et de diffamation contre le Rwanda auprès de l'administration Trump. Et cela semble réussir jusqu'ici.”
Très récemment, une polémique a surgi concernant une somme de 17 millions de dollars, venant du compte du Trésor public congolais, versée à deux conseillers de la Maison-Blanche. La Maison-Blanche a ouvert une enquête à ce sujet. Mais cela fait longtemps que Félix Tshisekedi appauvrit son peuple et octroie les carrières minières du Katanga à certaines personnes, dans le seul but de faire chanter le Rwanda et d'obtenir des sanctions sur commande.
Kinshasa est même allée jusqu'à recruter une journaliste angolaise, Hariana Veras, affectée à la Maison-Blanche, afin qu'elle pose régulièrement des questions bien orientées contre le Rwanda au président Donald Trump, chaque fois qu'elle en a l'occasion. C'est vraiment un précédent historique. Hariana Veras toucherait plusieurs dizaines de milliers de dollars chaque mois de la part de Kinshasa, alors qu'un fonctionnaire congolais perçoit moins de 200 $.
“Les récentes sanctions américaines contre le ministère rwandais de la Défense ne sont pas de nature à apporter la paix dans la sous-région des Grands Lacs, car, jusqu'à présent, Kinshasa n'a respecté aucune virgule de l'Accord de Washington, ni ses engagements dans le cadre des négociations avec le mouvement AFC/M23, aujourd'hui devenu FRN. Il faut souligner que le M23, l'AFC/M23 et le FRN sont des initiatives 100 % congolaises : des Congolais qui se battent pour l'avènement de la démocratie et de la bonne gouvernance dans leur pays.”
“Prétendre punir le Rwanda en asphyxiant son économie et en fragilisant son armée ne fera que renforcer la résilience de ce peuple qui a connu un douloureux génocide, qui a réussi à se relever et à construire un État exemplaire dans la sous-région. Pendant ce temps, l'enfant gâté Tshisekedi continue à piller son pays et à appauvrir son peuple. La série de perquisitions menées par la justice belge dans les résidences de la famille Tshisekedi à Bruxelles en dit long.”
Tibor Nagy, ancien secrétaire d'État adjoint américain aux Affaires africaines, a souhaité que les États-Unis sanctionnent également Kinshasa. Il affirme que le gouvernement congolais dispose lui aussi de ses propres groupes armés et fait tout pour saboter l'application des accords de Washington.
L'administration Trump doit revenir à une attitude de médiateur réellement impartial. Elle doit sanctionner Kinshasa, qui continue à financer, équiper et soutenir les FDLR. Elle doit aussi sanctionner les acteurs américains impliqués dans la corruption en faveur du régime Tshisekedi, qui font chanter le Rwanda et jouent un jeu trouble et contre-productif, au détriment de la paix dans la sous-région des Grands Lacs.
Les sanctions prises contre le ministère rwandais de la Défense, ainsi que contre la Zigama Credit and Savings Society, sont très contre-productives et ne sont pas de nature à faciliter la paix entre la RDC et le Rwanda. Au contraire, elles encouragent l'escalade. La réalité sur le terrain est que la rébellion à l'est de la RDC est composée d'acteurs 100 % congolais, avec à leur tête l'ancien président Joseph Kabila Kabange, une réalité que le médiateur américain semble ne pas prendre en compte.
“Le FRN est né de la volonté des Congolais de mettre fin à la tyrannie, à la mauvaise gouvernance, au tribalisme et au pillage organisé par le régime Tshisekedi à Kinshasa.”
“Les sanctions contre le Rwanda ne sont pas, en réalité, le fruit d'une culpabilité réelle, mais plutôt d'un complot et d'une manigance issus d'une campagne de corruption menée par le régime Tshisekedi à Kinshasa.”
Commentaires(1)
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Grace R.·
Voila au moins un article ecrit en toute lucidite sur ces fameux accords de Washington entre la RDC et le Rwanda. La partiality du Maitre de la Maison Blanche via les lobby tres corrompus saute aux yeux.