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Après la fermeture des banques : Kinshasa enfonce son blocus contre les populations de l'Est swahiliphone

Le régime de Kinshasa, visiblement décidé à en découdre avec la population de l'Est swahiliphone

Par Lunda Mulongo Lem’s Pierre·Rédacteur·26 août 2026·5 min de lecture

Après la fermeture des banques et les bombardements réguliers, le gouvernement congolais vient de franchir un autre pas vers la balkanisation du pays, tout en maintenant un blocus criminel sur l'Est swahiliphone.

La décision du gouvernement congolais
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En effet, dans une décision prise le 20 août 2026, le gouvernement congolais, par l'entremise de la ministre de l'Enseignement supérieur et universitaire, a pris deux mesures majeures : la première suspend et supprime de la liste de paie plusieurs professeurs, chefs de travaux et assistants dans les deux Kivus ; la seconde suspend les activités des universités et instituts supérieurs dans ces mêmes provinces.

Ces décisions maladroites révèlent un peu plus le degré d'inconscience et d'insouciance qui caractérise les autorités de la République démocratique du Congo, lesquelles ont opté pour une politique de marginalisation et de discrimination envers les populations de l'Est swahiliphone.

​Il convient de souligner que, dès la prise de Goma et Bukavu, Kinshasa a pris la mesure de paralyser l'économie de l'Est par la fermeture des banques, afin d'infliger une punition collective aux ressortissants de cette région. De plus, beaucoup d'entre eux obtiennent difficilement leurs passeports, car ils sont soupçonnés et assimilés au Rwanda. Certains ont été lapidés en public ou ont perdu leur emploi.

Le Président congolais Félix Tshisekedi

Compromettre l'avenir de toute une jeunesse est un crime comparable à un génocide. Aujourd'hui, il apparaît clairement que le président Félix Tshisekedi s'inscrit dans une logique de marginalisation de l'Est de la RDC.

Une situation similaire au Katanga

Au Katanga, la population vit une colonisation sans précédent. Une politique de domination, de persécution, de pillage et de répression a été mise en place, accompagnée d'un exode planifié des populations du Kasaï vers le Katanga afin de matter toute contestation des autochtones.

Les carrières minières, les entreprises de sous-traitance, le secteur des transports et bien d'autres domaines sont systématiquement dominés et verrouillés par les membres de la tribu du chef de l'État. Ceux qui osent élever la voix sont soit tués, soit contraints à l'exil, soit emprisonnés.

Pasteur Daniel ngoy mulunda : prisonnier politique

Face à cette situation, les autorités de l'AFC/M23 sont placées devant leurs responsabilités, leur serment de servir et de défendre le peuple, ainsi que la nécessité de prendre toutes les dispositions utiles pour pallier l'irresponsabilité criminelle du régime de Kinshasa.

Les deux coordonnateurs de l'AFC/M23
La rédaction de Daraja-Média encourage la jeunesse estudiantine de l'Est swahiliphone à rester debout, à faire preuve de résilience et à considérer cette décision arbitraire de Kinshasa comme un acte génocidaire.
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