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Ni l'AFC/M23 ni le Rwanda n'exploitent la mine de Rubaya.

Depuis plusieurs années, une propagande évoque un pillage des ressources minières de l'Est de la RDC par le Rwanda. Pourtant, le seul Katanga perd plus de 20 milliards de dollars par an à cause de la fraude et du pillage de ses ressources minières, commandités par des réseaux entretenus par les autorités de Kinshasa.

Par Lunda Mulongo Lem’s Pierre·Rédacteur·8 octobre 2026·5 min de lecture

Depuis plusieurs années, une propagande et un mensonge grotesques ont été propagés dans l'opinion publique internationale sur un supposé pillage des ressources minières de la RDC par le Rwanda, en particulier le coltan.

Le Rwanda dispose-t-il du coltan dans son sous-sol ?

Le Rwanda produit principalement les minerais dits « 3T » (tantale/coltan, étain/cassitérite et tungstène/wolframite), ainsi que de l'or et du lithium, avec une position de grand exportateur mondial aux côtés de la RDC.

Le coltan rwandais est bien tracé, contrairement aux accusations de contrebande relayées par certains médias et organisations internationales, soutenues par le lobbying de la diabolique.

Qui exploite la mine de Rubaya ?

Selon les enquêtes d'un confrère, avant l'avènement de l'AFC/M23 dans la zone de Rubaya, cette mine très riche en coltan était gérée par les groupes armés maï-maï, qui sont aujourd'hui connus sous la bannière WAZALENDO. Il faut souligner que ces groupes armés illégaux sont entretenus par des acteurs politiques originaires du Kivu, qui sont aujourd'hui rassemblés autour du président Félix Tshisekedi.

Et les témoignages recueillis par notre confrère démontrent que Kinshasa aurait cédé une partie de cette mine au gouvernement burundais en échange de la participation de son armée à la guerre contre l'AFC/M23.

Ainsi, Rubaya connaissait une anarchie sans précédent : les enfants étaient utilisés et exploités par les groupes armés WAZALENDO pour descendre dans le sous-sol afin d'extraire le coltan, et la prostitution et l'exploitation des femmes y étaient monnaie courante.

L'AFC/M23 n'exploite pas la mine de Rubaya

Selon les enquêtes et les témoignages recueillis, il n'y a aucune présence militaire dans la mine de Rubaya depuis l'arrivée de l'AFC/M23 dans la région ; la présence militaire se limite à la seule cité de Rubaya et non à la mine. Des milliers de creuseurs civils continuent d'exploiter cette mine de façon artisanale.

La seule chose qui a changé, c'est l'éradication de l'exploitation des enfants et des femmes dans cette mine grâce à l'AFC/M23.

“Les autorités de ce mouvement politico-militaire jouent un rôle strictement administratif et de maintien de l'ordre à Rubaya, mais aussi autour de sa mine, contrairement aux informations et à la propagande financées par le lobbying du gouvernement de Kinshasa.”
— Daraja-média

Dans d'autres régions du pays, principalement le Katanga, qui est sous contrôle de Kinshasa, les cas d'exploitation des enfants sont bien documentés dans les mines du Haut-Katanga et du Lualaba, y compris la fraude minière, qui est bien orchestrée par les dignitaires du régime de Kinshasa.

On estime à plus de 20 milliards de dollars par an le montant qui échappe à la RDC chaque année à cause du pillage des ressources minières dans la seule région du Katanga, une somme équivalente au budget de la RDC pendant trois ans.

Ni l'AFC/M23 ni le Rwanda n'ont une quelconque mainmise sur l'exploitation minière à Rubaya ; le système sur le terrain est bien encadré, selon les enquêtes et témoignages de notre confrère. Le reste relève tout simplement de la manipulation de l'opinion publique, de la diabolisation, mais surtout du refus de se remettre en question de la part du gouvernement congolais.

Il faut aussi souligner que Rubaya n'est pas cette mine imaginaire de production massive de richesses, mais plutôt un vaste champ de gisements de coltan, exploité depuis des décennies de façon archaïque et artisanale par des creuseurs de fortune, pour leur survie.

Ces derniers vendent leurs maigres productions aux comptoirs, qui les nettoient à leur tour, les exportent et prélèvent eux aussi une petite marge. Il s'agit d'une économie en réseau, loin d'être aussi impressionnante que le prétendent les médias et les propagandistes anti-AFC/M23.

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