
J'ai suivi, comme beaucoup d'autres compatriotes, des leçons de courage et de peur. Je dis que le courage ne se décrète pas. Il ne suffit pas de proclamer qu'on est courageux pour l'être.
Maître Moïse Nyarugabo a fait une lecture sincère de la manipulation et des incohérences de Félix Tshisekedi, le résident de Kinshasa, sans le citer. Il traite son prédécesseur de peureux alors que lui-même a peur de sa propre armée, qu'il traite de clochards, et préfère recourir à des mercenaires blancs et à des armées étrangères.
Le courageux a dit qu'il viendrait s'installer à Goma afin de ramener la paix à l'Est. Il n'y a plus jamais mis les pieds, même pas en transit. Il a dit qu'à la moindre escarmouche, il convoquerait les deux chambres et déclarerait la guerre. Il ne l'a pas fait. Il a plutôt fini par admettre qu'il s'était trompé : quelqu'un lui avait menti. En sa faveur, il faut reconnaître que, samedi dernier, il a convoqué les deux chambres, juste pour leur montrer ses biceps, mais dans la véranda de sa maison.
Il a dit que, de Goma, il atteindrait une certaine capitale, et qu'un chef d'État n'y dormirait plus dans sa maison. Il ne l'a pas fait. Pourtant, il nous avait demandé de lire sur ses lèvres, et nous l'avions fait.
“Le courageux n'a jamais visité une seule ligne de front, comme le font tous les vrais commandants suprêmes, pas même une seule province en guerre. J'espère qu'à Noël, il partagera quand même un repas avec ceux qu'il appelle lui-même « clochards », sur une ligne de front. Évidemment, il faudra s'assurer qu'à la moindre escarmouche, lui et son armée tiendront la ligne, ne fût-ce que le temps de finir le repas.”
Courageux, il l'est néanmoins, mais dans certains domaines précis. J'en cite seulement trois, à titre d'exemple :
- Lorsque, dans une ordonnance, il nomme 80 à 90 % de Tshi… et ne se gêne pas. Il faut avoir du courage pour assumer avec fierté un tribalisme d'un tel degré.
- Lorsqu'il vole, non pas le vol défini comme « une soustraction frauduleuse d'un bien appartenant à autrui », mais un vol avec effraction et à mains armées, jusqu'à remplir la caverne d'Ali Baba et de ses 40 voleurs (lui en a plus, bien sûr), il faut avoir du courage. La perquisition en Belgique, qui n'est qu'une partie visible de l'iceberg, n'est qu'un échantillon. Il y a plein d'autres scandales en téléchargement, tous chiffrés en dizaines ou en centaines de millions de dollars. Au sujet du scandale et de la perquisition en Belgique, quelque chose m'intrigue : pourquoi, quand la Belgique poursuit ses citoyens, la présidence congolaise se fâche-t-elle ?
- Après avoir juré deux fois devant Dieu et la Nation d'observer et de défendre la Constitution, il a réuni les députés et sénateurs de l'Union sacrée pour leur dire : « Je n'aime pas cette Constitution et vous êtes mes témoins ; je déteste votre œuvre, mais j'aime le peuple qui l'a adoptée par référendum. » Il faut du courage.
“Donc, après toutes ces révélations, cet homme-là a le courage, peut-être mieux, la témérité, de regarder les gens dans les yeux et de parler de l'amour du pays et de celui du peuple, sur lesquels il prétend avoir une mission ! Cela s'appelle le courage d'Ivan le Terrible qui, de ses propres mains, a tué son propre fils. L'amour des billets verts, oui. La mission de multiplier les carnes, oui. Tout le reste, c'est du « Miso makasi, ndoki te ».”
“Maître Moïse Nyarugabo a fait une lecture sincère de la manipulation et des incohérences de Félix Tshisekedi, le résident de Kinshasa, sans le citer. Il traite son prédécesseur de peureux alors que lui-même a peur de sa propre armée, qu'il traite de clochards, et préfère recourir à des mercenaires blancs et à des armées étrangères.”

“Félix Tshisekedi a aussi battu le record du tribalisme, de la mauvaise gouvernance et du pillage des ressources naturelles du pays, tout cela en manipulant le peuple par un slogan creux et mensonger d'une soi-disant agression rwandaise, alors que la crise congolaise est interne et date de 1960.”
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